Dilma Rousseff, fraîchement élue présidente du Brésil, doit déjà gérer un dossier environnemental et énergétique délicat. Comme prédit il y a quelques mois, ce dilemme entre énergie et nature va constituer un point particulièrement épineux de la politique de la nouvelle dame forte du pays. Aujourd'hui, alors que la forêt amazonienne se trouve tellement affaiblie qu'elle pourrait bien dégager plus de CO2 qu'elle n'en absorbe, le projet de construction du super-barrage de Belo Monte ne tombe vraiment pas à point nommé, d'autant qu'il détruirait également l'habitat des populations indigènes de la région.


Rive du fleuve Amazone, Etat du Pará, Brésil, juillet 2010.