Que faire pour les abeilles (et donc pour tout le monde) ?

Sans elles, presque plus de pollinisation. "Si l'abeille disparaissait de la surface de la Terre, l'Homme n'aurait plus que quelques années à vivre" selon les mots attribués à Albert Einstein : voilà de quoi alarmer à juste titre, sachant que la population de ces insectes décline à grande vitesse. Cet hiver encore, un tiers des abeilles américaines a succombé à la fatigue et aux agressions extérieures, au premier rang desquelles les pesticides. Ce n'est pas triste, c'est absolument dramatique. La situation est telle qu'aujourd'hui, les abeilles se plaisent davantage dans les villes que dans la plupart des campagnes, un comble... Que faire, alors, pour contribuer à sa petite échelle au maintient d'un animal-clé du vivant ? Ville ou campagne, chacun peut agir dès maintenant ; tout est bon à prendre.


L'abeille, insecte essentiel à la vie sur Terre.

Qu'importe l'endroit où l'on vit - et même celui où l'on travaille -, on peut tous contribuer, à son échelle, à verdir un peu l'environnement et à servir le couvert à quelques insectes indispensables comme les abeilles. Non, il ne s'agit pas d'une pseudo-revendication hippie en mal de fleurs dans les cheveux mais bien d'un enjeu majeur. Et si, dans une ville d'un million d'habitants, chacun contribue par une plante sur son balcon, son rebord de fenêtre ou son jardin, ça fait un million de plantes. Jusque là, ce n'est pas très compliqué.



Dans les détails, chacun peut optimiser son action :

- Détenteurs d'un jardin, laissez monter quelques espaces sur la pelouse avant de tondre afin que les plantes libèrent leur pollen ; ce sera toujours ça de gagné.

- Quitte à mettre en terre une seule plante sur un balcon ou jardin, optez pour une plante mellifère : souci, coquelicot pour les décoratives ; thym, romarin pour les plantes qui pourront vous êtres utiles en cuisine ; trèfle ou bourrache s'il vous reste de la place à côté d'une plante déjà installée.

- Bannissez l'usage des insecticides et des pesticides. C'est quand même la moindre des choses, surtout que les alternatives ne manquent pas.

- N'hésitez pas à... manger du miel : si c'est excellent pour votre santé, ça l'est aussi pour celle des abeilles et de la filière apicole qui, ainsi, se trouve renforcée (nota : aucun intérêt autre que celui du bon sens n'est venu influencer cette recommandation).





Et pour aller plus loin :

- Engagez-vous un peu plus concrètement en tant que particulier ou entreprise en signant la charte Abeille, sentinelle de l'environnement. Cela incite, d'une part, à quelques règles de bon sens et, d'autre part, à témoigner auprès des pouvoirs publics de la sensibilisation du plus grand nombre à cette question cruciale. Double intérêt à s'engager, donc.

- Tenez-vous au courant et, si le cœur vous en dit et que votre jardin rend la chose possible, adoptez même une ruche : le réseau Pollinis, relai de toutes les actions-  comme la lettre ouverte aux députés - et de l'actualité apicole, fournit tout ce qu'il faut pour agir très concrètement.


Ces actions peuvent paraître dérisoires à l'échelle individuelle ; leur somme fournit pourtant un vrai cadre favorable à la préservation des abeilles et de la biodiversité.



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