Potironnage : 10 bonnes raisons de cultiver son jardin au bureau

"Faire son retour à la terre", "cultiver son jardin", "tirer les fruits de son labeur", etc. : l'idée est vieille comme le monde mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, affiche une modernité sans cesse renouvelée. En proie à l'éternel snobisme qui ne veut rien savoir de la terre (et des tâches manuelles), le jardinage séduit pourtant par la foule de ses vertus et pourrait bien dessiner la ville de demain. Si l'on en doute encore, et quand bien même il faudrait des raisons, voici pourquoi le jardinage en entreprise, regorge d'atouts, a fortiori en incluant des potirons. Si si, vous verrez.

Potirons sur un toit (DNA)

Qu'il s'agisse d'un balcon, d'une terrasse ou d'un véritable lopin de terre, il y a presque toujours matière à jardiner, de la simple plante d'ornement au Yucca. Pourquoi, dès lors, ne pas joindre l'utile à l'agréable avec un petit bout de potager ? Si la tomate cerise peut pousser pratiquement n'importe où et ravir les collègues le temps d'un apéro partagé, la fierté d'afficher le plus beau potiron du quartier et, pourquoi pas, d'en faire une soupe pour tout le bureau n'est pas négligeable. Entre plaisir personnel et sens du partage, le jardin est une des belles choses qui peuvent arriver en entreprise, entre deux plages de travail (bien entendu). Pas encore convaincu ? Remédions à cela en dix points.


1 - Aspect participatif

L'expérience jardin est lancée au bureau avec la proposition de planter des légumes ; si certains y voient d'abord une démarche saugrenue, d'autres proposent immédiatement de nouvelles idées de semis, des fraises aux tomates en passant par les melons ("c'est bien pour l'été, les melons"). Effectivement, on en redemanderait déjà avant même le temps des cerises. Chacun peut ainsi s'investir dans un des bacs à fleurs ou des coins du jardin de la boîte.


2 - Ludification

Quitte à prendre un concept en vogue, autant qu'il soit justifié... En l'occurrence, aucun souci, le plaisir à venir travailler augmente avec l'envie de mettre la main à la terre et de voir, jour après jour, les bourgeons de son travail se transformer en fruits. Si la ludification a quelque chose de profondément bon à offrir, c'est peut-être ça.


3- Contribution utile

Ca peut paraître bête... Mais quand le secteur tertiaire affiche ses services aux retombées plus ou moins abstraites ou que l'industrie de laisse entrevoir que de la transformation grisâtre, un petit coin de verdure permet de voir des résultats bien concrets à des périodes bien précises de l'année... Et de répandre un peu de verdure. En outre, le petit bout de jardin participe à l'embellissement du paysage (urbain, en général) et la floraison des plantes offre une petite oasis salutaire aux abeilles. Eh oui, le petit bout de terre fait partie d'un tout.


Jardinet sur la terrasse des bureaux d'Atchik-Services, Toulouse


4- Suscite des vocations

Parmi vos collègues, combien d'entre eux sont des jardiniers qui s'ignorent ? Si le petit jardin de l'entreprise ne va pas inverser à lui tout seul le bilan carbone du pays, les répercussions sur chacun qui, jusque là, n'a jamais osé toucher une binette permettent de sensibiliser plus généralement à la terre et à chacun d'entrevoir la forme de son propre potager.


5 - Participe au recyclage

Qui dit plantation dit engrais, et souvent compost. Quand la configuration le permet, pourquoi ne pas envisager un composteur ? Les déchets dûs à l'activité professionnelle sont monstrueux, mais si tout le monde s'y met...


6 - Permet de récolter les fruits de son travail

C'est bête, mais un potager est tout de même là pour produire des fruits et légumes, non ? Quel plaisir des les récolter et de les partager... le potironnage, la culture fière et franche des potirons, permet de voir la cucurbitacée grossir encore et encore, jusqu'au moment où l'on peut envisager de convertir toute cette attente en soupe. Le potiron étant mûr en automne-hiver, il dispose de ce privilège de fermer la saison par sa soupe en attendant le prochain printemps...


7 - Aspect esthétique

Un balcon fleuri, une terrasse verdoyante, une pièce agrémentée de végétation, c'est quand même plus beau. A l'image d'un quartier entier, si chacun cultive son bout de vert, on peut arriver à quelque chose de magnifique, à plus forte raison si l'émulation stimule la créativité. Pourquoi ne pas considérer, à l'image de l'architecture des locaux, le jardin comme une composante de l'image de l'entreprise ? Tout le monde y gagnerait à coup sûr.


8 - Concours de potirons : image

C'est en poursuivant cette idée que le potironnage devient intéressant. Quoi de mieux qu'un potiron pour rassembler tout le monde ? Attention, on ne rit pas : Si, au départ, la petite graine est à peine visible, quelle fierté de voir un potiron grossir, grossir... Et pour cela, il faut bien l'entretenir, l'arroser, lui apporter des nutriments... Si chacun s'y met, apporte sa petite goutte d'eau ou sa petite part à un composteur, un magnifique potiron témoignera de la vitalité de l'extérieur du bureau et, pourquoi pas, de l'équipe qui a permis ce résultat.

Mieux : à l'image des guerres de post-il, des guerres du plus beau potiron en entreprise avec, pourquoi pas, d'autres critères de décoration, de peinture sur citrouille - oui oui, potiron, citrouille, on admet tout - ou de forme peuvent s'ajouter au critère de taille. On peut même imaginer des formes ou des motifs avec plusieurs légumes orange, histoire de... de toute façon, tout ça se terminera par un gros velouté ou autre plat entre collègues. Et rien que pour ça, ça vaut le coup.


9 - Plaisir

Jardiner, pour beaucoup, c'est avant tout un plaisir. Les amoureux des pauses un tantinet actives adoreront se verdir les pouces entre deux séances de paperasse ou de pixels. Toucher la terre, arroser, voire fleurir les plantes et pousser les fruits, c'est incomparable.

10 - Retour à la terre

Les bureaux étant majoritairement en ville, on peut raisonnablement penser que leurs occupants sont, pour la plupart, coupés de tout contact avec la nature, même minime, la majeure partie de l'année. Métro, boulot, dodo et... grisaille ? Face à cet automatisme complètement coupé des rythmes naturels, le moindre des ajustements compte et cette petite séance de jardinage, témoin de la terre, de la vie et des saisons, permet au moins un semblant de conscience lorsque ce n'est pas, au mieux, un vrai temps pour la méditation et la réflexion. Ce fut, c'est et ce sera toujours cela, cultiver son jardin.



Des questions ou des suggestions ? N'hésitez pas à laisser vos impressions.


Du pot au jardinet, il y a toujours de quoi se lancer. (DR)


Commentaires

1. Le samedi 27 avril 2013, 19:53 par Steve

Et pour aller plus loin : http://green-guerilla.arte.tv/fr/ac... :)

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