Tout est ici évident ; inutile, donc, de s’appesantir en descriptions interminables. L'adresse, l'agilité et la finesse sont de rigueur, concédant à la forme une certaine sophistication des arrangements, vocaux ou instrumentaux. Le reste n'est que clarté, élan, souffle, délicatesse... A l'image d'un "Eating In Your House" qui se réinvente le plus naturellement du monde en plein morceau, un peu comme si une pièce dévoilait ses vraies dimensions en entrouvrant légèrement la porte pour faire entrer la lumière.

Cette fois, le mieux est encore de s'arrêter là. Non pas que j'ai un train à prendre ; juste que Joined Sometimes Unjoined ne nécessite pas réellement une chronique plus descriptive que celle-ci. Il faut juste une bonne écoute dans des conditions idéales, par un matin d'été par exemple. Ca tombe plutôt bien, non ?

Rozi Plain, Joined Sometimes Unjoined, 2012, Talitres