On avait tout eu sur le thème de Zelda : les orchestres symphoniques, les joueurs de flûte de pan, les guitar-heroes dans leur chambre boutonneuse, les femmes-troncs, les hommes sans tête... Oui, mais il n'y avait là que des adaptations. A ce niveau, Cory Johnson va plus loin : lui a fait dans la réinterprétation la plus poussée.

Le résultat, c'est la BO de Zelda complètement revue et jouée façon post-rock. Et curieusement, mis à part quelques aspects inévitablement kitsch, l'ensemble ne fonctionne pas si mal que ce que l'on pourrait imaginer même si, son artificiel oblige, on ne peut pas non plus s'emballer totalement niveau forme. Pour ce qui est du fond, l'idée fonctionne et les réinterprétations tiennent. Au final, le concept s'avère tout de même amusant et c'est là l'essentiel. Mention spéciale, d'ailleurs, au fameux "Hyrule Field" totalement transfiguré pour l'occasion.

Beaucoup d'humour, pas mal d'imagination et un paquet de souvenirs font que, au final, tout cela se traverse plutôt pas mal, ne serait-ce que par curiosité.




Cory Johnson, The Legend Of Zelda, mai 2012, autoproduit